Louis de Curt
Ce traité qui est signé le 24 février 1794 stipule que les colons français peuvent combattre les troupes révolutionnaires ainsi que l'émancipation des esclaves tandis que les anglais eux reçoivent le droit de récupérer la fiscalité des plantations françaises à leur compte. Ce traité engagé les colons de Saint-Domingue, de la Martinique ainsi que de la Guadeloupe. Ce traité est réalisé alors que la révolte des esclaves de Saint-Domingue gronde faisant craindre le pire pour les colons des Antilles.
Louis de Curt était employé comme officier parlementaire dans les îles anglaises ainsi que commissaire au contrôle et à la vérification du papier-monnaie dans les îles de France et de Bourbon. En 1789 il est désigné comme député de la Guadeloupe à l'assemblée des Etats-Généraux. Il était alors en faveur des idées nouvelles et offrit même la moitié de son revenu en pressant ses collègues de l'Assemblée de former un Comité des colonies. La Guadeloupe avait alors 2 député désignés pour siéger ; Louis Curt fut élu député à une très grande majorité et le Marquis de Dampierre devait l'accompagner. Celui-ci était alors occupé à des affaires personnelles et un troisième scrutin eu lieu qui désigna M de Galbert pour le remplacer.
Lors de l'Assemblée Louis Curt désirait donc voir créé un Comité des colonies. Il exposait d'ailleurs le "sacrifice que la France reçoit journellement des colonies" ; il souhaitait alors que ce comité des colonies soit composé de 22 membres pris dans l'Assemblée parce que les colonies avaient une grande place selon lui. Les colonies avaient vocation à accroitre la richesse nationale grâce aux échanges et ainsi à opérer la consommation du superflu. Il était donc nécessaire qu'elle soit dignement représentés. La motion qu'il souhaitait voir adopté ne fut pas accepté ce qui le poussa en partie à émigrer à Londres après l'exécution du roi; il y restera jusqu'à la fin de sa vie négociant avec les anglais et continuant à jouer un rôle important sur le plan politique.