Victor Schœlcher
Après le vote de ce décret, il continue sa carrière en devenant député en Martinique. De retour en France en 1870, après s'être exilé en Angleterre pour ses convictions républicaines, il devient une nouvelle fois député et sénateur. Ce grand homme s'éteint en 1893. Il avait 89 ans.
Son parcours.
Son engagement en faveur des esclaves était tellement intense qu'il a défendu ses principes. Après avoir vu les conséquences de l'esclavagisme avec les conditions désastreuses pour ces hommes prisonniers, il revient en France et publie des ouvrages et des critiques. Sa carrière politique commence réellement en 1832 à la mort de son père qui lui lègue son entreprise. Il vend cette entreprise par la suite pour pouvoir se consacrer entièrement à sa carrière politique et par conséquent défendre ses idéaux. Le premier ouvrage qui parle ouvertement de l'esclavagisme, il le publie en 1833. L’ouvrage s'intitule alors : De l'esclavage des noirs et de la législation coloniale.
Il faut savoir que si Victor Schoelcher était un fervent défenseur de la liberté des noirs, son opinion n'a pas toujours été la même. En effet, au début de son engagement, il pensait qu'appliquer une abolition immédiate de l'esclavage serait une erreur car les esclaves n'étant pas préparer, la situation pourrait dégénérer. Mais c'est suite à un visite dans les plantations, que Victor Schoelcher voyant les conditions dans lesquelles travaillaient les esclaves, aboutit à la conclusion que l'abolition devait être immédiate.
Durant la période allant de 1848 à 1850, il occupa la fonction de député en Martinique et en Guadeloupe.
A cause de son humanité et de sa position en tant que défenseur des idées républicaines, il n'est pas très aimé durant le Second empire. Suite au coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte, il décide de s'exiler en Angleterre. Pendant son exil en Angleterre, il écrit la biographie de Georg Friedrich Haendel.
Après ce passage de sa vie, il décide de revenir en France en 1870 après la défaite de Sedan. Après cette défaite, suivit la fin du règne de Louis Napoléon Bonaparte et la réélection de Victor Schoelcher comme député de la Martinique puis sénateur.
Aujourd'hui, beaucoup d'établissements scolaires portent son nom.