Maryse Condé
Ensuite elle obtient une bourse pour enseigner aux États-Unis et fait un séjour d’un an à Los Angeles. Ayant le mal du pays, après la parution de son roman “Ségou” elle rentre en Guadeloupe. Dans un peu de temps elle décide de quitter la Guadeloupe et de s’établir de nouveau aux États-Unis, ou elle fait ses études à l’Université de Columbia.
Dans ses romans, Maryse Condé parle de l’Afrique, de l’identité noire, de races, de sexes et de cultures.
Le roman historique “Segou” est devenu un best-seller. Elle parle dans ce roman des destins des fils royaux du Brésil et des Caraïbes en utilisant plusieurs documents historiques inconnus (généalogies, notes ethnographiques, des cartes).
Dans MOI, TITUBA, SORCIÉRE NOIRE SALEM, Maryse Condé écrit une transcription autobiographique d’une sorcière oubliée de Salem . Dans La Migration des Coeurs Maryse Condé réinterprète des évènements historiques et qui sont devenus une partie du patrimoine de la culture occidentale.
Maryse Condé a été le président du Comité pour la mémoire de l’esclavage, fondé en 2004 pour appliquer la loi Taubira, l’esclavage étant reconnu en 2001 comme crime contre l’humanité. Maryse Condé a également publié une brochure pour Guadeloupe, plusieurs livres pour enfants, des critiques sur Aimé Césaire.
Dans les années 1970 Maryse Conté a écrit des pièces de théâtre qui ont été mises en scène dans les Antilles et à Paris.
Après avoir été absente pendant 30 ans, Maryse Condé retourne à la Guadeloupe en 1986. Elle publie son premier roman dans son pays natal, “la vie Scélérate” depuis 1990 elle partage son temps entre son pays natal et les États-Unis. En cette période elle enseigne aux plusieurs universités tells que l’Université de Californie, l’Université de Virginie, Berkeley, l’Université du Maryland, de Harvard et de Columbia. En 2004, après avoir été retraitée, elle continue à écrire et à donner des conférences.
Maryse Conde a reçu plusieurs prix et honneurs, parmi lesquels :
En 1987 - Le Grand Prix Littéraire pour la Femme.
En 1988 – Le Prix pour La vie scélérate de l'Académie Française, .
En 1988 - Le Prix LiBeratur pour Ségou (Allemagne), Les murailles de terre.
En 1993 – Le Prix pour l'ensemble de l'oeuvre, Puterbaugh.
En 1994 – Le Grand Prix Littéraire des jeunes lecteurs (l'Ile de France).
En 1997 - Le Prix Carbet de la Caraïbe.
En 1998 - Membre de l'Académie des Lettres.
En 1999 - Prix Marguerite Yourcenar.
En 2001 - L'Ordre des Lettres et des Arts.
En 2003 - Grand Prix Metropolis bleu.
En 2005 - Hurston/Wright Legacy Award (catégorie fiction), pour Who Slashed Célanire's Throat?
En 2006 - Certificat d'honneur Maurice Cagnon du Conseil international d'études francophones
En 2007 - Prix Tropiques, pour Victoire, les saveurs et les mots.
En 2008 - Trophée des arts afro-caribéens (catégorie fiction), pour Les Belles Ténébreuse
En 2010 - Grand prix du roman métis, pour En attendant la montée des eaux
Ses plus importants romans :
- Heremakhonon, Seghers, Paris, 1976.
- Ségou, Les murailles de terre, Robert Laffont,Paris, 1984.
- Une saison à Rihata, Robert Laffont, Paris, 1981.
- La terre en miettes, Ségou, Robert Laffont, Paris, 1985.
- La vie scélérate. Seghers, Paris ,1987.
- Traversée de la mangrove. Mercure, Paris, 1989